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Vianney

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Vianney (2018)
Bon sang, que ce garçon est génial ! Meilleur artiste masculin de l’année aux Victoires de la Musique 2016, à même pas 25 balais, son talent éclot sous nos yeux ! Son premier album dévoile, entre tempérance et flamboyance, ses affaires de cœur autant que d’épiderme, sa sensibilité changeante, contraire parfois jusqu’au paradoxe.

Ses morceaux ont la couleur et la chaleur des feux de joie, le rayonnement des grands embrasements populaires. Chanteur à textes et à voix, Vianney s’impose avec son premier album. Sans effort ni cliché.
Idées blanches, c’est l’histoire d’un mélomane qui s’ignorait, ou presque, jusqu’à l’éclosion de ces 12 chansons. A 23 ans à peine, leur auteur-compositeur-interprète se dévoile entre tempérance et flamboyance – affaire de cœur autant que d’épiderme, de sensibilités changeantes, contraires parfois jusqu’au paradoxe mais sans jamais virer dans la caricature. Avec application et fougue, l’autodidacte qu’est Vianney, fraîchement diplômé d’un cursus Haute Couture, tisse la toile de ses rêves et lustre ses accords, qu’il double de bure ou de satin.
Longtemps, cette musique, il l’a placée ailleurs, au-delà des possibles : «J’ai commencé la guitare, un instrument que j’adore, à 12 ans, mais je n’imaginais pas devenir chanteur. Je pouvais envisager d’être guitariste, tout au plus… Il a fallu, au fil du temps, qu’on porte de l’intérêt à mes titres pour que je me convainque de leur pertinence.» A la sortie du lycée militaire de Saint-Cyr, où il est pensionnaire trois ans durant («une expérience incroyable, c’est là que j’ai été écouté et encouragé»), Vianney fait d’abord des études de commerce entre la France et Londres, puis une école de stylisme à Paris. Sa passion pour la musique ne date pourtant pas de la veille : dès son plus jeune âge, son père, fin mélomane, l’a initié aux joies d’une discothèque francophone, dorée sur tranche, entre Barbara et Dick Annegarn, Thomas Fersen ou Maxime Le Forestier. « La chanson française, explique l’intéressé, c’est ma culture. Du point de vue des textes, je n’y ai jamais trouvé d’équivalent. »

Publié le 20/02/2018