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Face B ! Une autre histoire du cinéma à Lyon

Face B !  Une autre histoire du cinéma à Lyon (2020)
À l’heure où l’expérience du cinéma et le plaisir de la salle sont plus que jamais nécessaires, l’Institut Lumière propose un voyage à travers une sélection de grands films à voir ou revoir dans les meilleures conditions, celles souhaitées par leurs créateurs : sur écran géant et en public.

Cette rentrée est une occasion de célébrer encore et encore l’histoire du cinéma mondial en convoquant les plus grands cinéastes autour d’une de leurs œuvres, pas forcément la plus évidente et la plus connue de tous. Pas La Grande illusion mais Les Bas-fonds, si nous prenons l’exemple de Jean Renoir (ou Playtime et non Jour de fête chez Tati). Soit un film tout aussi puissant mais moins souvent cité lorsque l’on pense à son auteur…

Un lancement de saison sous le signe de la « Face B » des grands génies, si l’on part, bien sûr, de cet exemple : You Can't Always Get What You Want est la face B de Honky Tonk Woman pour les Stones, rien que cela ! (Autre exemple : The Man Who Sold The World est la face B de Life On Mars ? pour David Bowie…)

 

LES FILMS

TROU

Je 17/09 à 17h – Ve 25/09 à 20h30 - Di 27/09 à 14h30 – Je 1er/10 à 18h30 -
Sa 3/10 à 15h

Le Trou de Jacques Becker (France, Italie, 1960, 2h11, N&B)

Cinq hommes. Une cellule de la prison de la Santé. Un plan d’évasion. En dépit des risques, des alertes et des accidents, les cinq travaillent chaque nuit « au trou » ... Adapté du livre autobiographique de José Giovanni, aussi au scénario, un film minutieux et passionnant, tenant parfois du documentaire. Jean-Pierre Melville le saluera comme « le plus grand film français de tous les temps ».
Face A : Casque d’or (1952)

VOICI-LE-TEMPS-DES-ASSASSINS

Sa 5/09 à 15h - Ve 11/09 à 19h - Di 13/09 à 14h30 - Ve 18/09 à 16h15 -
Me 23/09 à 20h45  

Voici le temps des assassins de Julien Duvivier
(France, 1956, 1h55, N&B)

Chatelin (Jean Gabin), un restaurateur réputé des Halles de Paris, recueille un jour la troublante Catherine (Danièle Delorme), fille d’une ex-épouse décédée... Débutant sur le ton du mélodrame, le film atteint le paroxysme du sordide, du complot et des mensonges sur fond de naturalisme (la description des Halles, « le ventre de Paris », est quasi documentaire). Une œuvre de haut vol vingt ans après La Belle équipe.
Face A : La Belle équipe (1936)

PLAYTIME

Ve 28/08 à 16h45 – Je 3/09 à 16h45 - Je 10/09 à 17h - Sa 12/09 à 15h

Playtime de Jacques Tati (France, Italie, 1967, 2h05, coul.)

Une visite guidée d’un Paris ultramoderne par M. Hulot... Un film hors normes, tourné en 70mm dans un studio, le célèbre « Tativille », spécialement construit pour. Projet long, coûteux, et sanctionné par un échec à sa sortie, cette satire joyeuse et incisive apparaît aujourd'hui comme le grand chef-d'œuvre d'avant-garde de Tati.
Face A : Jour de fête (1949)

BAS-FONDS

Di 6/09 à 14h30 - Me 9/09 à 16h30 - Sa 12/09 à 19h30 - Me 16/09 à 20h45 -
Me 23/09 à 16h30

Les Bas-fonds de Jean Renoir (France, 1936, 1h35, N&B)

Pépel est un voleur heureux. Chez lui, de père en fils, on vit dans les bas-fonds. Il est aimé par deux femmes, deux sœurs que tout oppose. Un jour, il rencontre un baron ruiné… La rencontre au sommet du déjà vénéré Gabin et de l’immense Jouvet pour ce film ludique de Renoir adapté du roman de Maxime Gorki. Un grand film, tourné trois ans avant le cultissime La Règle du jeu.
Face A : La Règle du jeu (1939)

ARMEE-DES-OMBRES

Ve 28/08 à 21h – Di 30/08 à 16h30 - Je 24/09 à 16h30 - Sa 26/09 à 20h -
Ve 2/10 à 20h45

L’Armée des ombres de Jean-Pierre Melville (France, 1969, 2h24, coul.)

Gerbier s’évade du siège de la Gestapo et exécute, avec Félix et Lemasque, le responsable de son arrestation... Pour ce film tourné à Lyon, Melville s’inspire de ses souvenirs de résistant : « Le film est une tragédie à sept personnages, ni plus ni moins. C’est un morceau de ma mémoire, de ma chair ». Un chef-d’œuvre. Avec Lino Ventura, Paul Meurisse, Simone Signoret.
Face A : Le Samouraï (1967)

VERITE

Me 2/09 à 19h – Ma 8/09 à 21h15 - Di 20/09 à 16h45 - Ve 2/10 à 16h15

La Vérité de Henri-Georges Clouzot (France, 1960, 2h04, N&B)

Accusée d’avoir tué son amant Gilbert Tellier, Dominique Marceau se tient au procès, cherchant à expliquer son geste… Magnifique contre-pied de la Nouvelle Vague, Henri-Georges Clouzot offre à Brigitte Bardot son plus grand rôle tragique, et remporte l’Oscar du meilleur film étranger. Avec aussi Sami Frey, Marie-José Nat, Charles Vanel.
Face A : Les Diaboliques (1954)

Huit-et-Demi

Sa 29/08 à 15h - Sa 26/09 à 15h - Ma 29/09 à 16h - Di 4/10 à 17h

Huit et demi de Federico Fellini (, Italie, France, 1963, 2h18, N&B)

Guido Anselmi (Marcello Mastroianni), réalisateur, ne parvient pas à terminer son film. Dans la station thermale où il s'est isolé, son épouse Louisa (Anouk Aimée), sa maîtresse Carla (Sandra Milo), et ses amis lui rendent visite… Entre rêve et réalité, Fellini met en scène ici sa propre angoisse face à la création. Chef-d’œuvre récompensé par l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.
Face A : La dolce vita (1960)

NARCISSE-NOIR

Ve 28/08 à 19h - Di 30/08 à 14h30 - Ma 1er/09 à 17h - Je 3/09 à 19h -
Ve 4/09 à 17h

Le Narcisse noir de Michael Powell et Emeric Pressburger
(Black Narcissus, Royaume-Uni, 1947, 1h41, coul.)

Une congrégation de religieuses est chargée de fonder un couvent dans l’Himalaya. Les sœurs traversent des épreuves pesantes, pour le corps et l’esprit… À la fois spectacle majestueux et tragédie des sentiments exaltés, le film correspond à un idéal de cinéma indépassable pour toute une génération de cinéastes. Un somptueux technicolor avec Deborah Kerr, David Farrar et Jean Simmons.
Face A : Les Chaussons rouges (1948)

NUIT

Je 3/09 à 21h - Ma 8/09 à 19h - Ve 11/09 à 16h45 - Me 16/09 à 16h15

La Nuit de Michelangelo Antonioni
(La notte, Italie, France, 1961, 2h02, N&B)

Lydia et Giovanni Pontano rendent visite à leur ami Tomaso qui agonise dans une clinique milanaise de grand luxe. Ils prennent conscience que leur amour est en train de mourir... Entre L’avventura et L’Éclipse, Antonioni offre à Mastroianni un drame où règne incommunicabilité, faillite du couple et désert de l'amour. Avec Jeanne Moreau et Monica Vitti. Ours d’or à Berlin.
Face A : L’avventura (1960)

HOMME-AU-BRAS-D-OR

Ma 8/09 à 16h45 - Me 16/09 à 18h30 - Di 20/09 à 19h – Je 1er/10 à 21h -
Sa 3/10 à 17h30

L’Homme au bras d’or d’Otto Preminger
(The Man with the Golden Arm, États-Unis, 1955, 1h59, N&B)

Après une cure de désintoxication, Frankie Machine rêve d’abandonner son métier de croupier, de devenir musicien et d’arrêter la drogue... Histoire d’un homme prisonnier de lui-même, le film fit scandale en défiant le Code Hays qui interdisait de mentionner la drogue. Il connut un tel succès qu’il entraîna une révision du Code. Avec Frank Sinatra en junkie envoûté par Kim Novak.
Face A : Laura (1944)

MACADAM-COWBOY

Me 2/09 à 21h15 - Ve 4/09 à 21h15 - Sa 12/09 à 17h15 - Di 13/09 à 18h30 -
Ve 2/10 à 18h30

Macadam Cowboy de John Schlesinger
(Midnight Cowboy, États-Unis, 1969, 1h53, coul./N&B)

Joe (Jon Voight), un Texan, débarque à New York en pensant y faire fortune en tant que gigolo auprès de riches citadines. Il déchante vite et se retrouve à errer dans les rues aux côtés de Ratso (Dustin Hoffman), un infirme alcoolique… Un duo d’acteurs inoubliable dans une peinture en négatif de l’American Dream par John Shlesinger. Oscars du meilleur film et du meilleur réalisateur.
Face A : Marathon Man (1976)

GARCONNIERE

Ve 18/09 à 18h30 - Me 30/09 à 16h15 - Sa 3/10 à 20h - Di 4/10 à 14h30

La Garçonnière de Billy Wilder
(The Apartment, États-Unis, 1960, 2h05, N&B)

Un employé d’assurances, bonne poire et secrètement amoureux de la jolie Fran, prête son appartement à ses supérieurs qui y retrouvent leurs maîtresses... Coup de maître de Wilder un an après Certains l’aiment chaud, La Garçonnière est un sommet de comédie sociale et romantique, délicieusement grinçant et extrêmement touchant. Avec Jack Lemmon, hilarant, et l’émouvante Shirley MacLaine.
Face A : Certains l’aiment chaud (1959)

Chiens-de-paille-c-CCL01

Sa 5/09 à 20h - Di 6/09 à 18h30 - Sa 12/09 à 21h15 - Ve 18/09 à 20h45 -
Me 23/09 à 18h30

Les Chiens de paille de Sam Peckinpah
(Straw Dogs, Royaume-Uni, États-Unis, 1971, 1h58, coul.) Int - 16 ans

Un jeune couple d’intellectuels pacifistes (Dustin Hoffman et Susan George) a quitté la violence des États-Unis pour s’installer dans une ferme isolée de Cornouailles. Les piliers du pub local les aident à restaurer la grange… Les désillusions des années 1960 et l’ultra-violence vues par Sam Peckinpah. Avec Orange mécanique, LE film choc et controversé des années 1970.
Face A : La Horde sauvage (1969)

SEULS-LES-ANGES

Sa 29/08 à 17h30 - Me 2/09 à 16h45 - Ve 4/09 à 19h - Ma 22/09 à 18h45 -
Di 27/09 à 17h

Seuls les anges ont des ailes de Howard Hawks
(Only Angels Have Wings, États-Unis, 1939, 2h01, N&B)

Une chanteuse de music-hall fait escale au Pérou et rencontre deux pilotes de transport de courrier. La prochaine mission de l’un d’eux semble particulièrement dangereuse… Des scènes aériennes magnifiques dans un film à l’efficacité redoutable. Un Hawks drôle, tragique et émouvant, magnifié par la présence de Cary Grant un an après L’Impossible Monsieur Bébé. Avec Jean Arthur et une toute jeune Rita Hayworth.
Face A : Le Grand sommeil (1946)

FIEVRE DANS LE SANG 2

Je 27/08 à 20h présenté par Maelle Arnaud - Ma 1er/09 à 21h15 -
Sa 5/09 à 17h30 - Di 6/09 à 16h15 - Ma 22/09 à 21h

La Fièvre dans le sang d’Elia Kazan
(Splendor in the Grass, États-Unis, 1961, 2h04, coul.)

Au Texas, en 1929, Deanie, fille d’un petit actionnaire, et Bud, fils d’un puissant capitaliste, sont étudiants et s’aiment. Mais leurs parents refusent leur mariage... Magnifique portrait d’une jeunesse entravée, passionnée, enragée, et d’un pays en crise, avec Natalie Wood et un débutant nommé Warren Beatty. L’un des plus beaux films du cinéaste de Sur les quais et de Un tramway nommé désir.
Face A : À l’Est d’Eden (1955)

RASHOMON

Di 13/09 à 16h45 – Ma 22/09 à 16h30 - Ve 25/09 à 18h30 - Sa 26/09 à 18h -
Ma 29/09 à 20h45

Rashômon d’Akira Kurosawa (Japon, 1950, 1h28, N&B)

En forêt, l’épouse d’un samouraï est violée, et son mari retrouvé mort. Après le procès, trois hommes donnent leur version des faits... Un classique époustouflant de modernité qui apporta à Kurosawa une reconnaissance internationale. Envoyé à Venise à son insu, le film remporta le Lion d’Or et l’Oscar peu de mois après. Avec l’extraordinaire Toshiro Mifune.
Face A : Les Sept Samouraïs (1954)

TOUS-EN-SCENE

Sa 29/08 à 20h - Ma 1er/09 à 19h - Ve 11/09 à 21h15 - Di 20/09 à 14h30 -
Ma 29/09 à 18h30

Tous en scène de Vincente Minnelli
(The Band Wagon, États-Unis, 1953, 1h52, coul.)

Vedette oubliée, Tony Hunter retrouve à New York ses amis qui veulent monter avec lui un grand musical. Mais les répétitions se passent mal, et la première s’annonce désastreuse… Un sommet de la comédie musicale produit par le grand Arthur Freed à la MGM (Chantons sous la pluie), à la fois jubilatoire et plein des angoisses et des tensions du milieu du spectacle qu’il peint. Avec Fred Astaire et Cyd Charisse. That’s entertainment !
Face A : Chantons sous la pluie de Stanley Donen (1952)

Publié le 27/08/2020


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