théâtre

Mme Klein

Mme Klein (2018)
À Londres, en 1934, une nuit, Mélanie Klein, célèbre psychanalyste, vient d’apprendre la mort de son fils à Budapest. Sa fille Melitta lui soutient que c’est un suicide et la rend responsable ; Paula, une amie de Melitta, devient le témoin involontaire du conflit de la mère et de la fille.

Madame Klein tente de surmonter la dépression et l’immense culpabilité qui la gagnent, et la rendent un instant vulnérable. Une veillée improvisée réunit la mère et les deux jeunes femmes, et plus la nuit avance, plus se dévoile la violence sans merci qui oppose la mère et la fille. Dans cet appartement londonien des années 30, apparaissent bientôt les figures archaïques de Médée et d’Électre ; mais surtout, la complicité singulière qui rassemble ces trois femmes fait penser aux trois Parques qui tisseraient aveuglément le linceul des hommes. Avec une distance toute britannique, qui n’exclut pas le rire au cœur de ces affrontements, l’auteur cerne et compose, à la façon d’une sonate, le trio féminin dominé par la voix redoutable de la mère.

« Parfait exemple de ce que le théâtre anglo-saxon peut fournir de plus abouti. Dialogues coupants, mots en suspens, perfidies savantes et jeux de mots familiers (on découpe un “sale ami”). Voilà du théâtre infiniment civilisé dans sa cruauté même. »
Jean-Pierre Léonardini, L’Humanité

Publié le 13/11/2018


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