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cinéma

Star Wars : l'ascension de Skywalker

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Dispersés et pourchassés par le Nouvel Ordre, les derniers résistants n'ont plus guère d'espoir. Tandis que Rey traquée par Kylo Ren poursuit son entraînement avec Leia, l'empereur Palpatine sort de l'ombre pour reprendre le contrôle de la galaxie. L'heure du dernier combat approche.

Survendu comme le suffixe immanquable mais superfétatoire d'une saga déjà conclue depuis plus de trente ans, le dernier opus de la licence reprise en mains par Disney joue la surenchère pour finir par casser le jouet racheté à George Lucas. Après Les derniers Jedi, Abrams, revenu aux manettes, n'a pas progressé d'un pouce depuis le Réveil de la Force, toujours empêtré dans la même impossibilité de faire coïncider un récit à la fois ambitieux et accessible, susceptible de plaire aux anciens comme aux néophytes, inventif mais rentable. Il échoue avec la même constance en abdiquant une fois encore toute audace au profit d'un parcours balisé et lénifiant plus fait pour déplaire le moins possible que pour assumer un renouvellement fût-il plus riqué. A trop vouloir cherche à plaire, Disney et ses équipes livrent un film brouillon aux intrigues molles, aux épouvantails de pacotille puisés dans l'époque Lucas et aux personnages creux et inconsistants. Entre caricatures de choix moraux, rebondissements dignes d'un mauvais jeux de piste, enjeux mous, sentimentalisme forcé et surabondance d'effets visuels inutiles, le film met un temps fou à démarrer avant de précipiter une pyrotechnie finale creuse. C'est devenu une habitude, même les vieux de la vieille se trouvent à nouveau mis à contribution par un scénario qui se contente d'une niaiserie racoleuse. Mauvais final d'une trilogie improvisée, cette Ascension de Skywalker sert avant tout de long spot publicitaire à toute une série de produits à licence, un lavage de cerveau un brin inconvenant pour une nouvelle génération de spectateurs dont on préfère miser sur le portefeuille que sur l'intelligence. Si les effets spéciaux restent époustouflants, ils ne suffisent pas à masquer le manque d'inventivité d'un film qui pas plus que ses deux prédécesseurs ne parvient à s'affranchir du récit originel. Loin de semer les germes d'un nouveau dynamisme pour la licence (dont Disney compte bien tirer jusqu'au dernier dollar), le film enterre l'ambition d'un renouveau fécond pour Star Wars.

 

Publié le 18/12/2019 Auteur : Guillaume B.

Conclusion boursouflée d'une trilogie inconsistante, L'ascension de Skywalker empile les défauts au fil d'une narration brouillonne, abdiquant l'inventivité et la mythologie des origines au profit d'une surenchère effrénée qui peine à susciter des morceaux de bravoure factices et mollassons et à soutenir un récit sans aucun souffle.

 

Film américain de J.J. Abrams avec Mark Hamill, Carrie Fisher, Daisy Ridley, Oscar Isaac, John Boyega, Adam Driver, Billy Dee Williams, Harrison Ford, Ian McDarmid. Durée : 2h22.