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théâtre

Un vivant qui passe

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Un vivant qui passe (2021)
Nicolas Bouchaud transcrit au théâtre Un vivant qui passe, film-entretien de Claude Lanzmann sur la barbarie nazie. Avec, chevillée au corps, la conviction que la scène permet d’instaurer une proximité unique avec les œuvres dont elle s’empare.

Qu’est-ce que voir ? Quelles démissions et quelles compromissions conduisent à l’aveuglement ? Dans Un vivant qui passe, film sorti en 1997, Claude Lanzmann interroge Maurice Rossel, délégué du Comité international de la Croix-Rouge durant la Seconde Guerre mondiale. Ce médecin suisse, en plein accord avec les autorités nazies, inspecta les camps d’Auschwitz et de Theresienstadt sans vouloir voir la machine de mort qui se cachait derrière les fausses réalités mises en scène par les Allemands pour sa venue. « Rossel est la meilleure incarnation de ce qui, dans nos vies, nous guette à chaque instant, assure Nicolas Bouchaud. Un racisme ordinaire, un antisémitisme larvé. La haine de l’autre, qu’elle soit raciale, économique ou culturelle. » Soucieux d’incarner une « culture de la Shoah » qui ne soit pas uniquement commémorative, le comédien a conçu ce projet d’adaptation théâtrale. Une manière de transmettre cette culture autrement. À travers des gestes qui, comme celui de jouer, s’inventent dans notre présent.

Publié le 08/07/2021


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